Languages Médiatiques

Les langages médiatiques sont des langages spécifiques employés dans le contexte de médias de masse: journaux, revues, cinéma, radio, télévision, etc. Ils se caractérisent par des éléments nouveaux et une grande capacité d'adaptation, mais révèlent aussi la présence d'éléments culturels anciens intégrés dans un contexte nouveau.

Plutôt qu'un concept scientifique précis, la notion de langage médiatique est descriptive, situant grosso modo un domaine général de pratiques ou d'études. On peut identifier un langage par média: les langages journalistique (écrit et graphique), cinématographique, radiophonique, télévisuel, etc. On désigne aussi des langages employés dans un contexte médiatique selon des éléments physiques spécifiques: les langages visuel, sonore, gestuel, audiovisuel, etc.  De toute évidence, il s'agit d'un domaine diversifié et multiforme.

La notion de langage réfère à des éléments relativement précis comme, par exemple, les mots et règles de grammaire d'une langue. On peut identifier des éléments structurels analogues, sémantiques et syntaxiques, dans un langage médiatique. Par exemple, dans le langage audiovisuel on énumère, parmi les éléments sémantiques visuels, des plans, des cadrages, des angles et des mouvements de caméra ainsi que, au plan des règles de combinaison syntaxique, des procédés habituels d'enchaînement de plans.

La notion de médias renvoie plutôt à un contenu historique diversifié. Les langages médiatiques se sont toujours développés en adaptant et synthétisant des éléments anciens dans une structure nouvelle correspondant aux possibilités des technologies nouvelles. L'histoire des médias est un récit passionnant de l'évolution de moyens et de technologies de la communication au cœur même des sociétés industrialisées actuelles.

Ces langages nouveaux se nourrissent d'éléments anciens. Considérons l'exemple du langage audiovisuel qui s'est développé dans le cinéma à partir de la fin du XIX e siècle. Il s'agit d'un langage original et puissant. Il renferme des éléments narratifs, visuels et sonores originaux spécifiques. Pourtant, on découvre aussi qu'il est tributaire d'éléments plus anciens diversifiés : littéraires, théâtraux, musicaux, artistiques, etc. Faire un film implique de connaître les éléments structurels du langage audiovisuel. Mais la façon de composer une image, son contenu, son style, dépendent d'une façon particulière de regarder la réalité qui est influencée par une certaine culture. Nous sommes à l'ère du montage, de l'emprunt, du collage, de l'adaptation. Pour les buts de l'apprentissage, on définit des genres, des catégories, mais dans la production, on reste ouvert à la variation, à l'adaptation, à l'originalité; le domaine du langage médiatique se révélant dans sa nature même un formidable lieu de création utilitaire.

Le Centre en éducation aux médias (le CRÉM, affilié à l'Université du Québec à Montréal, consacré à l'éducation aux médias dans les écoles) décrit le concept de langage médiatique comme suit:


« Le langage médiatique: les informations sont toujours le résultat d'une combinaison de langages ou de signes écrits, vocaux et sonores, gestuels, graphiques et visuels à l'intérieur d'un espace et d'une durée. Ces différents langages constituent le langage médiatique. Ils sont des techniques d'expression qui obéissent à des codes et à des conventions. Ces langages sont amalgamés à l'intérieur des différents formats liés aux technologies qui servent de support à chaque média.»

 

Pour des définitions des langages suivants, voyez le site de CRÉM : langage des chiffres et des nombres, langage des mots, langage gestuel, langage radiophonique, langage sonore, langage télévisuel, langage visuel.

S'initier à la pratique médiatique, c'est s'exercer à la pratique des langages médiatiques. Cependant, cette initiation ne prend tout son sens, au niveau post-secondaire, que si elle est doublée à la fois par l'étude des origines des éléments culturels médiatiques et par un processus de réflexion critique. Sans cela, les communications en langages médiatiques risquent de s'appauvrir.

Charles de Mestral, Cégep du Vieux Montréal


Ce que nous dit cet homme peut etre largement illustré par nos professeurs de licence; en voici trois qui pourront vous éclairez.

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