Notre corps parle anglais

 

 

L’anglais est une langue germanique occidentale dont les origines proviennent des dialectes anglo-frisons qui ont été apportés sur l’île de Bretagne par les tribus germaniques venues s’y installer, et fortement influencée ensuite, surtout au plan lexical, par les langues des envahisseurs scandinaves et normands. Il existe aussi une autre tendance, plus récente (cf. Stephen Oppenheimer), qui défend la thèse que l'anglais provient de l'Angleterre, via les tribus belges installées en Angleterre du sud, lesquelles étaient un peuple germanique comme l'écrit César.


Répartition géographique 

L’anglais dans le monde. En bleu foncé, les pays où l'anglais est officiel ou de facto officiel. En bleu clair, pays où il est langue officielle (sauf pour le Québec, une province) mais pas la première langue parlée.

Statut officiel

Article détaillé : Anglais (langue officielle).
Les pays où l'anglais est la première langue.

L'anglais est aussi la langue officielle de certains villages de la République dominicaine, proche de la frontière haïtienne (où l'on parle un anglais du XIXe siècle, issu d'anciens esclaves des états du sud des États-Unis ayant fui la guerre de sécession).

L'anglais est aussi l'une des premières langues du Belize (avec l'espagnol), du Canada (anglais canadien, avec le français), de l'Inde (hindi et anglais ainsi que 21 autres langues d'État), de l'Irlande (avec l'irlandais), du Singapour (avec le malais, le mandarin, le tamil et d'autres langues asiatiques), de l'Afrique du Sud (avec le zoulou, le xhosa, l'afrikaans, et le sotho du nord) et de l'Égypte. C'est la langue non officielle la plus utilisée en Israël et aux Émirats arabes unis (langue de communication de la population à 74 % étrangère). C'est la langue usuelle dans l'île de Saint-Martin relevant pour partie de la France et pour partie du royaume des Pays-Bas.

À Hong-Kong, c'est une langue officielle et largement utilisée dans le monde des affaires. Apprise dès le jardin d'enfants, elle est la langue d'instruction de quelques écoles primaires, de nombreuses écoles secondaires et de toutes les universités. Un nombre important d'étudiants acquièrent un niveau de locuteur anglophone. Cette langue y est si largement utilisée qu'il est inadéquat de dire qu'elle n'est qu'une seconde langue ou une langue étrangère. En Thaïlande, l'anglais est également utilisé pour les affaires mais après le chinois.

Les pays où l'anglais est une langue officielle.

Langues dérivées

L'anglais a donné naissance :

  • à de nombreux pidgins et créoles ;
  • au Basic English, langue artificielle créée par C. K. Ogden et I. A. Richards en 1930. Celle-ci ne comporte pas plus que 850 mots : ceux qui sont indispensables à la vie quotidienne (expression de sentiments inclus) plus ceux nécessaires pour définir les autres le temps d'une conversation ;
  • au special English (anglais spécial), composé de 2000 mots environ, excluant les idiotismes et parlé à vitesse réduite (25 % moins vite qu'une diction normale) ; cette variété d'anglais est une des langues utilisées par la radio VOA (The Voice of America) pour la diffusion de ses émissions dans le monde entier ;
  • au simple English, une langue de Wikipédia où sont transcrits des articles écrits originellement dans un anglais plus riche mais plus difficile d'accès.

Diffusion de l'anglais

L'influence de l'anglais croît depuis plusieurs décennies du fait de la mondialisation des échanges commerciaux et technologiques, dominés par de grandes puissances parlant cette langue, le Royaume-Uni et les États-Unis notamment. Écrivant en 1989, Maurice Pergnier [4], évoque cette situation en ces termes :

« La suprématie socio-économique des États-Unis, d'où découle une puissante hégémonie culturelle, a fait de l'anglais, en quelques décennies, la langue de communication universelle incontestée. Il n'y a guère de précédents (...) si on excepte le cas (...) du latin, de la fin de l'Antiquité à la Renaissance ».

L'opinion selon laquelle l'anglais serait la langue de communication universelle incontestée, ainsi que le choix le plus adapté en matière de communication internationale, est très vivement contestée (voir Rapport Grin et esperanto).

Cette diffusion de l'anglais se trouve ralentie dans un certain nombre de pays, notamment africains, où l'on préfére promouvoir l'usage de la langue chinoise en raison des nouveaux liens commerciaux et politiques qui se sont noués avec la Chine.[réf. nécessaire]

Dans les sciences et les techniques

L'emploi de mots anglais est notable dans des secteurs comme l'informatique, les télécommunications comme le fut (et l'est toujours, d'ailleurs) l'italien pour la musique. Mais les nouvelles technologies (DVD multi-langues, mondialisation de l'internet) et l'adaptation des entreprises à leurs clients (CNN diffusant en plusieurs langues, Microsoft fabriquant le logiciel Windows en plusieurs langues) ont porté un coup relatif à cette domination de l'anglais. L'anglais est depuis 1951 la langue utilisée dans l'aviation, sur décision de l'OACI. De plus en plus de travaux de recherches scientifiques (thèses, études, etc.) sont rédigés en anglais ou font l'objet d'une traduction dans cette langue.

Dans certains États non anglophones (comme la Suisse), l'anglais est devenu langue officielle dans une partie de l'enseignement supérieur.

Dans les relations internationales

L'anglais a par ailleurs acquis dans le monde la place de langue la plus fréquemment utilisée dans les rencontres internationales, même si le multilinguismefrançais était la langue privilégiée des relations diplomatiques et des relations contractuelles, l'importance croissante des États anglophones dans les relations internationales a favorisé l'emploi de l'anglais au détriment du français. reste la norme. Alors que le

Extension de la base de locuteurs 

L'anglais est la seconde langue, officielle ou de facto, de très nombreux États, dont certains à forte croissance démographique (Nigeria par exemple). C'est la langue étrangère la plus apprise au monde, avec un nombre toujours croissant d'apprenants ; il bénéficie ainsi d'une diffusion dans tous les pays sur tous les continents, avec une base toujours croissante de locuteurs [5].

Certains chercheurs[réf. nécessaire] s'inquiètent du risque d'évolution non maîtrisée de la langue (changement de sens des mots, simplifications grammaticales, modification de la prononciation) en constatant le poids croissant du nombre de locuteurs maîtrisant peu ou mal la langue par rapport au nombre de locuteurs éduqués ayant l'anglais pour langue maternelle.

Selon le service de la recherche pédagogique de Hanovre, il existe un décalage important dans l'apprentissage de l'anglais comme seconde langue entre le niveau qu'estiment posséder les utilisateurs et leur véritable maîtrise. Ainsi, il a été demandé à des élèves qui pratiquaient depuis 8 à 10 ans d'estimer leur niveau de compétence : 34% ont répondu très bien, 38% ont répondu bien; par contre, à la suite d'un test d'évaluation on s'est rendu compte que seulement 1% des étudiants maîtrisaient très bien l'anglais, et seulement 4% le maîtrisaient bien [6],[7].

Dans le cadre d’une étude réalisée en 2000 et publiée dans le numéro 26-27, 2002, de Läkartidningen, revue spécialisée destinée aux médecins suédois, 111 médecins généralistes danois, suédois et norvégiens ont lu le même article synoptique pendant 10 minutes. La moitié l’a lu dans sa langue maternelle, l’autre moitié en anglais. Des questions étaient posées tout de suite après la lecture. En général, tous les médecins danois, norvégiens et suédois sont relativement à l’aise avec la langue anglaise grâce à l’enseignement reçu à l’école et grâce également à la télévision, au cinéma. De plus, leur langue est apparentée à l’anglais. Ils lisent également des ouvrages d’études en anglais, sont abonnés à des revues médicales en anglais. Dans le cadre de cette étude, les médecins avaient indiqué qu’ils comprenaient tous l’anglais. 42 % d’entre eux avaient même signalé qu’ils lisaient chaque semaine des communiqués en anglais. Cette étude a révélé que les médecins qui avaient lu le texte en anglais avaient perdu 25 % des informations par rapport au même texte lu dans leur langue maternelle.

Polémique sur cette diffusion 

Dans un discours prononcé aux États-Unis en 2000, Margaret Thatcher liait la domination de l'anglais à la domination politique et économique de ce pays [8] : « Au XXIe siècle, le pouvoir dominant est l'Amérique, le langage dominant est l'anglais, le modèle économique dominant est le capitalisme anglo-saxon » [9].

Certains chercheurs dénoncent cette domination croissante [10], qu'ils qualifient d'impérialisme linguistique [11], et les risques qui, selon eux, peuvent en découler, notamment le risque d'hégémonie (l'anglais prend la place d'autres langues) ou de sélection sociale (il faut parler anglais pour faire partie de l'élite).

En particulier depuis le 1er mai 2008, le Protocole de Londres impose de connaître l'anglais ou l'allemand pour ne pas enfreindre la loi sur les brevets[réf. nécessaire], ce qui contreviendrait à la constitution française qui définit le français comme langue nationale.

Il existe des études, telles le rapport Grin, qui cherchent à quantifier cette influence et à évaluer les alternatives.

Écriture et orthographe

L'anglais utilise l'alphabet latin (avec, anciennement, des lettres comme ð ou þ ; voir l'histoire de la langue anglaise). Il n'utilise des signes diacritiques que pour écrire les mots d'origine étrangère. Son orthographe découle d'un long processus historique et il n'y a souvent plus de correspondance exacte entre celle-ci et la prononciation actuelle.

Plusieurs personnes ont proposé de simplifier l’orthographe de l’anglais ; quelques-unes, dont Benjamin Franklin [12] et George Bernard Shaw, ont même proposé une écriture phonétique, mais sans succès. Le mot fictif ghoti a été utilisé comme exemple de l’inadéquation de l’orthographe actuelle.

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